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1er CASEM de l’année 2019 du MINEFID tenue le jeudi 23 mai 2019 à Koudougou.

le thème : « Cohésion sociale et performance des administrations : Enjeux, défis et perspectives ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre Lassané KABORE

Au cours du reste de l’année, de nombreux chantiers sont au menu. « Dans le secteur informel, nous allons bientôt ouvrir des comptes dans les banques où les gens peuvent aller payer directement leurs impôts, avoir le reçu et venir seulement prendre la quittance au niveau de l’administration. Ce travail va se poursuivre ; ce qui va permettre de sécuriser et de mobiliser mieux nos recettes », a confié le premier responsable du département.

Le ministère ambitionne également de poursuivre les efforts de mise en œuvre des réformes visant l’amélioration de la mobilisation des ressources, notamment l’opérationnalisation de la facture normalisée au niveau du réel simplifié d’imposition et de contribution des moyennes entreprises ; du projet cadastre fiscal et l’élaboration d’une stratégie de renforcement du civisme fiscal. Il perpétuera, en sus, la sélection et le financement des startups ainsi que la réalisation des enquêtes d’envergure nationale etc.

La présente session devra enfin permettre de mener la réflexion sur la résurgence des mouvements sociaux et proposer des pistes de solutions pour promouvoir le vivre ensemble et renforcer le sentiment d’appartenance à une seule et même famille. D’où le choix du thème « Cohésion sociale et performance des administrations : Enjeux, défis et perspectives au MINEFID ». Source : LEFASO.NET • samedi 25 mai 2019 à 22h50min

La réforme budgétaire BP

Le budget programme : un outil efficace de mise en œuvre des politiques publiques.

Le Burkina Faso s’est engagé depuis plus de deux décennies dans un vaste processus de réforme de la gestion des finances publiques. Ce processus a conduit à l’adoption de la loi organique n°073-2015/CNT du 06 novembre 2015, relative aux lois de finances et de ses textes d’application. Ce nouveau cadre juridique dont les dispositions sont entrées progressivement en vigueur pour compter du 1er janvier 2016, permet au Burkina Faso d’être en phase avec le nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA.

Ce nouveau cadre de gestion des finances publiques consacre désormais une gouvernance financière de l’Etat fondée sur le principe de la gestion axée sur la performance et reposant sur des instruments modernes de gestion. Son objectif est d’améliorer l’efficacité de la dépense et, à travers elle, des politiques publiques.

Aussi, la loi organique n°073-2015/CNT du 06 novembre 2015, relative aux lois de finances instaure-t-elle de nouvelles règles relatives à la nature, au contenu, à la présentation, à l’élaboration et à l’adoption des lois de finances, ainsi qu’aux opérations d’exécution et de contrôle du budget de l’Etat et des autres organismes publics. Cette loi institue en son article 14, la budgétisation par programme ou « budget programme » comme outil de mise en œuvre des politiques publiques.

Le budget programme est un outil de programmation, de budgétisation, de mise en œuvre et d’évaluation des programmes d’une organisation dont la particularité est de mettre l’accent sur la relation entre les crédits alloués et les résultats attendus. En effet, Le budget programme en tant que budget axé sur les résultats, vise à substituer la logique de résultats à la logique de moyens. Ce budget nous engage certes à faire le lien entre les allocations budgétaires et les objectifs de développement, mais il s’offre à nous comme un moyen d’améliorer l’efficacité et la responsabilité de la gestion publique.